Recherche dans nos catalogues:   Retour   Par Auteur, Titre, Traducteur, ...
 
A un passant
A un passant -  Juliette Vallery

Littérature française
Collection : Fictions | Poche |  64 pages  | Paru en Octobre 2007  | Prix : 8.00 €
Gencod : 9782907337441

Crédit photo : Judith Meyerson

Edito

Elle

Mille et une fois, je l'ai tenu serré entre mes jambes, gardé perdu au fond de moi. Mille et une fois, j'ai juré que jamais plus. Que per­sonne ne réduirait en miettes ce pauvre écha­faudage d'être que je m'acharnais à bâtir. Et chaque fois, j'ai rêvé que tout allait renaître, que tout jouerait le jeu des vagues. Parce que toujours, même au plus obscur, on croit à l'éternelretour.

À un passant est un premier roman. Un premier roman qui relate une histoire d'amour. Sujet banal, peut-être, mais Juliette Vallery a le langage de la peau, celui qui dit l'état fébrile et émouvant, solitaire, magnifique, narrant l'inquiétude et détaillant les humeurs passionnelles. Elle fait intervenir le personnage féminin à la première personne, le je, elle frotte le langage à l'autre, de très près, de très très près. Lhomme est à la troisième personne, le il, mais un il d'une extrême proximité. Nous ne sommes pas dans des Fragments d'un discours amoureux, mais dans le rythme des états amoureux. Pour autant, comme chez Roland Barthes, s'entend l'infinie solitude des êtres aimants, ils parlent leurs langues en solitaire et dans leurs cœurs. Complice délicat, le lecteur distingue l'enfermement merveilleux et délicieux dans le rêve d'un nous deux, rêve éternellement partagé par nous tous. Ce court roman nous met affectueusement et crûment à nu.


 


Biographie : Juliette Vallery

Ce texte, nous l'avons reçu par le courrier. Premier roman, il relate une histoire d'amour. Sujet banal, voire éculé pourrait-on dire. Mais Juliette Vallery a le langage de la peau, celui qui dit l'état fébrile et émouvant, solitaire, magnifique, qui raconte l'inquiétude, qui détaille les humeurs passionnelles.
L'auteur fait intervenir le personnage féminin à la première personne, le "je", elle frotte le langage à l'autre, de très près, de très, très près. L'homme est à la troisième personne, le "il", mais un il d'une extrême proximité. Nous ne sommes pas dans des Fragments d’un discours amoureux, mais dans le rythme des états amoureux.

Ce court roman nous met affectueusement et crûment à nu.